Une Ă©quipe de chercheurs indiens vient de publier une Ă©tude* sur les propriĂ©tĂ©s exceptionnelles contenues dans les sĂ©crĂ©tions nourricières d’une espèce de cafard.

S’il est un insecte qui met tout le monde d’accord sur sa capacitĂ© Ă  rĂ©pugner, dĂ©goĂ»ter, et Ă©cĹ“urĂ©, c’est bien le cafard. Pourtant, il se pourrait que dame nature ait eu le (bon?) goĂ»t de lui assigner une rare et donc prĂ©cieuse vertu. Grâce Ă  lui, LE super-aliment du futur pourrait bientĂ´t voir le jour dans nos verres (accrochez votre estomac)Â… le lait de cafard!

Plus sĂ©rieusement, une Ă©quipe de chercheurs indiens de l’Institute for Stem Cell Biology and Regenerative Medicine, a rĂ©cemment relayĂ©, auprès du “Times of India” une dĂ©couverte enthousiasmante au sujet de l’insecte maudit. Plus exactement, sur le diploptera punctata, ou cafard du Pacifique, rare insecte vivipare (les bĂ©bĂ©s ne sont pas pondus mais grandissent dans le ventre de la mère avant de naĂ®tre). En Ă©tudiant le “lait” de la mère, c’est-Ă -dire les sĂ©crĂ©tions contenues dans l’abdomen des bĂ©bĂ©s, ils ont dĂ©couvert des cristaux ultraprotĂ©inĂ©s. Sous le microscope des chercheurs, le lait nourricier offre le spectacle d’une pluie de paillettes pleine de nutriments. Trois fois plus protĂ©inĂ© que le lait de buffle (dont la valeur calorifique Ă©tait jusque-lĂ  record), il se rĂ©vèle de plus un aliment complet. “Les cristaux contiennent des protĂ©ines, des graisses et des sucres. Ils renferment tous les acides aminĂ©s essentiels!”, dĂ©clare Sanchari Banerjee, l’un des principaux auteurs de l’Ă©tude. C’est ce qui expliquerait que les bĂ©bĂ©s de cette espèce, croissent aussi rapidement.


Selon une Ă©tude scientifique très sĂ©rieuse, le lait de cafard serait un “fantastique complĂ©ment protĂ©inique”.

Va-t-on bientĂ´t mĂ©langer ses cĂ©rĂ©ales dans du lait de cafard? Vraisemblablement pas tout de suite, mais l’hypothèse est loin d’ĂŞtre farfelue.

Selon une étude menée par des scientifiques français, canadiens, américains, japonais et indiens, le lait de cafard serait très nutritif car très riche en protéines.

DES CRISTAUX INDISPENSABLES Ă€ L’ORGANISME

La raison? Ce liquide se transforme en cristaux une fois digĂ©rĂ©. “Les cristaux sont une nourriture complète, qui contient protĂ©ines, gras et sucres. Les protĂ©ines contiennent tous les acides aminĂ©s essentiels”, explique l’un des chercheurs au site Times of India.

Ces cristaux sont indispensables Ă  l’organisme mais prĂ©sentent un dĂ©faut: ils ne sont pas naturellement crĂ©Ă©s par notre corps. D’oĂą la nĂ©cessitĂ© d’en ingĂ©rer via l’alimentation, et donc peut-ĂŞtre bientĂ´t par le biais du lait de cafard.

Prochaine Ă©tape de cette Ă©trange et peu appĂ©tissante Ă©tude, la reproduction en laboratoire de ce liquide ainsi que l’analyse de sa nocivitĂ© ou non pour le corps humain en cas de consommation Ă©levĂ©e.

En attendant, on se contentera volontiers de notre habituel lait de vache…


Ă€ quand les cookies ou les glaces au lait de cafard ? Des chercheurs indiens ont dĂ©couvert qu’une espèce vivipare de l’insecte produisait une substance trois fois plus calorique que le lait de bufflonne.

Les insectes se profilent de plus en plus comme la nourriture du futur. Au cours des prochaines dĂ©cennies, l’ĂŞtre humain ne se contenterait pas seulement d’un apĂ©ritif aux sauterelles, mais il pourrait aussi puiser son Ă©nergie dans le lait de cafard.

Une Ă©tude menĂ©e en Inde a dĂ©montrĂ© l’existence de cette substance, dont l’aspect diffère de celui du lait de vache. Les recherches ont permis d’Ă©tablir que les sĂ©crĂ©tions d’une espèce particulière de cafard Ă©taient trois fois plus caloriques que le lait de bufflonne, connu pour sa richesse en lipides et en protĂ©ines, et quatre fois caloriques que son cousin bovin.
Protéines, sucre et lipides
La femelle “diploptera punctata” sĂ©crète du lait après avoir donnĂ© naissance Ă  ses petits. Ces derniers se nourrissent et grandissent grâce Ă  cette substance produite dans l’intestin de la mère. Le lait de cafard contient aussi bien des protĂ©ines, que du sucre et des lipides.
L’Ă©tape suivante consiste dĂ©sormais pour les chercheurs Ă  trouver une solution pour une production Ă  grande Ă©chelle. D’après le biochimiste de l’Ă©tude, l’ingrĂ©dient n’aurait pas mauvais goĂ»t, et l’on pourrait tout Ă  fait imaginer l’introduire un jour dans la consommation humaine.
Des rĂ©sultats pourraient ĂŞtre obtenus grâce Ă  un concept d’Ă©levage Ă  base de levures. Que les consommateurs phobiques des insectes se rassurent, des annĂ©es sont encore nĂ©cessaires pour faire aboutir ce projet et vĂ©rifier si cette dĂ©couverte ne constitue pas un danger pour l’Homme.